Lorsque je m’intéresse à la question extraterrestre, la littérature est abondante. Il y a l’angle ufologique, l’angle conspirationniste, l’angle « disclosure », l’angle spirituel et toutes leurs sous-catégories. Alors même que ces approches souffrent de l’insuffisance de clarté sur leurs sources, je suis davantage surpris qu’elles ne se parlent pas entre elles. Il en est de même des autres champs d’exploration sur ce qui dépasse notre réalité quotidienne.

Je ne trouve pas d’ouverture entre l’étude de la présence extraterrestre et l’étude d’autres présences d’entités invisibles. Je pense notamment aux anges, mais plus particulièrement aux esprits de la nature. Cela se reflète dans les rayons science-fiction et fantastique des libraires. Il y a deux genres qui se côtoient mais qui ne se parlent pas. Pas de pont. Tolkien nous plonge dans un imaginaire de dragons et autres êtres fantastiques (elfes, orcs, trolls, nains etc.). Dan Simmons, Isaac Azimov ou encore Peter F. Hamilton m’ont bercé avec leurs mondes peuplés de races extraterrestres. Toujours l’un ou l’autre. Si on s’intéresse à l’un, on occulte l’autre.

Alors comment puis-je me situer si j’ai été confronté à des entités négatives dans cette vie, que je me souviens d’une vie où les êtres de Sirius étaient impliqués, que je vois des fées, des anges se manifestant la nuit, le fantôme de ma grand-mère juste après son décès et qu’à côté de tout ça j’essaye d’être au quotidien une personne normale faisant face à ses défis et ses contraintes habituelles.

Ces évènements hors normes ne sont pas mon lot quotidien mais s’entremêlent régulièrement sur une échelle de temps courte.

Voici une autre rencontre inattendue.

Ma cathédrale intérieure

Je m’allonge un soir sur mon lit pour simplement faire une détente, me vider l’esprit. J’aime relier mes inspirations et mes expirations pour créer un courant fluide qui détend mon corps et vide mon esprit. Comme souvent, je place une pointe de cristal ou un compagnon cristallin sur mon chakra du cœur.

Je ne maîtrise pas le processus clairement. Certaines détentes restent de simples épisodes de relaxation et d’autres entrainent des vibrations qui parcourent tout mon corps. Ce fut le cas ce soir-là. Une poussée vibratoire m’enveloppe. J’ai l’impression de vibrer fort de l’intérieur même si cela se reflète peu à l’extérieur de mon corps, à l’exception d’une légère fébrilité de mes membres.

Je fixe mon attention sur mon souffle. Je ressens que ma cage thoracique semble être plus volumineuse, comme si un espace intérieur nouveau apparaissait. L’image qui me vint à l’esprit est celui d’un espace intérieur identique à celui d’une cathédrale. C’est lumineux. L’air que j’inspire s’engouffre dans la cathédrale de ma poitrine. En fixant mon attention sur celle-ci, elle m’aspire au point d’avoir l’impression de me retrouver à l’intérieur d’elle, de moi.

J’ai toujours conscience de mon corps avec sa vibration accélérée. Mes paupières sont closes mais je vois ma chambre avec une luminosité tirée d’une source que je ne peux identifier.

Par contre, ma chambre n’est plus ma chambre. Deux mondes se superposent. Mon champ de vision est large mais flou en périphérie. Seul ce que je fixe directement est précis. Cela m’oblige à tâtonner du regard. Je reconnais mes affaires et mon mobilier. Pourtant, il y a bien plus maintenant.

Un esprit de la nature s’apparentant à un gnome

Je vois de nouveaux vêtements pêlemêles. L’extrême finesse des ouvrages me décontenance au plus haut point. Je ne crois pas avoir déjà vu cela, même avec des robes en haute couture. La dentelle est si finement tressée et ciselée. Des éclats de pierres transparentes et multicolores se trouvent incrustés dans cette dentelle. Celle-ci n’est pas en fibre de coton ou de soie mais a un aspect luisant cuivré. L’effet final est incroyable et me subjugue.

J’oublie complètement le reste. Je parcours des yeux les différents morceaux brodés et cousus jusqu’à tomber sur lui.

Qui ça lui ?

Un être de petite taille trônant impérieusement dans ce qui est normalement mon garde-robe. Ses outils d’artisan sont à peu près au même niveau que mon étagère supérieure. Son monde et le mien se superposent sans pour autant s’appuyer vraiment sur les divisions de ma penderie. Je le dévisage. Il a l’air renfrogné. Selon nos critères, il me semblait d’un certain âge. Je ne sais pas trop si je le dérange mais cela me démange de lui dire que s’il n’est pas content qu’il n’oublie pas que c’est ma chambre. Je pense qu’il capte immédiatement ma pensée et cet impair ne facilite en rien ce premier contact…

Ses traits de visage sont lourds et épais. Mais la caractéristique physique dont je ne peux détourner mon attention est son nez. Je n’en avais jamais vu de tel, même pas dans les dessins ou représentations d’êtres de la nature. Son nez est droit, longiligne et fin. Il se termine comme une pipe tournée vers le bas. C’est la meilleure description que je puisse en faire.

Pour moi, c’est un gnome. Sur quoi m’appuie-je pour clamer cette affirmation ? Sur rien. Simplement sur la première pensée qui s’est formée en le voyant. On me dirait que c’est un lutin, un nain ou autre que je ne pourrais ni l’infirmer ni le confirmer.

Il est dit que les gnomes se définissent comme des élémentaux de la Terre, de petite taille et préférant une vie souterraine. On les qualifie de plus robustes et de plus tenaces que les nains. Les gnomes auraient un talent certain pour l’ingénierie, l’orfèvrerie et l’alchimie. On en dit en effet des choses sur eux…


Ma vérité est simplement qu’un gnome, un esprit de la nature, a établi son atelier dans ma chambre si on fusionne ma dimension physique, la troisième densité de matière, avec la sienne, une densité de matière légèrement plus éthérée. Je ressens simplement que le voile est très ténu entre nos deux mondes et qu’il ne suffit de pas grand chose pour passer de l’un à l’autre ou que l’un et l’autre ne fassent plus qu’un.

Je n’ai pas pu échanger avec lui, pas même en pensée. Il m’a démontré sa présence. Ce gnome m’a laissé apprécier son travail mais il avait hâte de se remettre à la tâche et que je retourne dans ma dimension.

Je prends maintenant un soin encore plus particulier à ce que ma chambre reste équilibrée. Pas ou peu d’électronique, des plantes, du cristal, de l’ordre en général, puisqu’il semblerait que cela ne soit pas que ma chambre…

Les observations au crépuscule

Lorsque le soleil darde ses derniers rayons et que l’obscurité recouvre doucement toute chose, il peut m’être donné d’observer des ombres de petites tailles à l’orée de boisés. Entre le monde du jour et le monde de la nuit, il y a un bref instant où le voile séparant nos mondes s’estompe. Cela restait des silhouettes sombres me laissant seul face à mes doutes dans un questionnement sans fin.

La conviction, la patience, la persévérance, trois vertus à appliquer.

Bien que très ténues, ces expériences d’observation directe me permettaient de créer en moi un monde intérieur qui rendaient l’existence d’esprits de la nature non pas plausible mais réelle. Tant que le doute subsiste, le franchissement vibratoire n’est pas aisé. Les êtres de la nature perçoivent avec clairvoyance nos états d’esprit. Ils savent s’ils peuvent ou non se rapprocher de nous en confiance et nous accorder la grâce d’être monté vibratoirement jusqu’à eux. Je ne suis qu’un invité. Ce sont eux qui accélèrent ma fréquence vibratoire. Je ressens que cela n’est cependant possible que par une préparation constante pour se rendre plus léger.

Crédit illustration : Yanis Cardin
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14 Réponses

  1. Françoise

    Bonjour Samuel
    Je vais souvent me promener avec mon chien dans une jolie forêt de pins et de chênes où s’écoule une source. Depuis 3 semaines, à chaque promenade apparait un gnome joyeux et parfois râleur. Je vois parfois sa ‘tribu’ il me parle de ses habitudes alimentaires… il semble adorer boire, manger et s’amuser.
    Son nom : Guilpa ( ce que j’ai compris)…
    Il appelle mon chien Attila…
    Je crois regarder un film superposé au paysage de ma promenade, impression très bizarre, imagination débordante ou ?
    Bonne journée à Vous !
    Françoise

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    • Samuel

      Nous concevons malheureusement l’imagination comme une tromperie alors même qu’elle y met un terme. Loin de produire une illusion, elle révèle souvent la vérité 🙂

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  2. chryseis03

    Bonjour,
    Je découvre votre site, et y puise beaucoup d’informations.
    Savez-vous quel type d’être aime les greniers, ou les vieilles usines réaménagées ?
    Depuis que j’y ai emménagé, une drôle d’atmosphère, et les pensées négatives ou sources de conflits se multiplient sans raison apparente…
    Merci! Chryseis03

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    • Samuel

      Si ce sont des émotions discordantes qui chargent le lieu, cela ne peut être une manifestation d’un esprit de la nature. Seul l’imaginaire humain classifie des races bénéfiques et malveillantes. Il n’existe que des êtres de la nature bienveillants et d’autres réticents à l’homme. Dans ce dernier cas, ils protègent simplement leurs lieux de vie et ne viennent pas hanter ceux des hommes.
      Ce que tu me décris ressemble davantage à des égrégores, des formes pensées créées par des hommes en ces lieux dans un autre temps (émises inconsciemment par leurs émotions de peur, de colère, de jalousie, de possessivité etc.). On ressent des impressions bizarres et dérangeantes. Cela peut modifier nos comportements, souvent de la mauvaise manière. Il m’arrive parfois de les « voir » mais seulement en certaines circonstances. Ce n’est vraiment pas beau mais ce ne sont pas vraiment des créations conscientes. Je me représente alors comme une lumière blanche qui irradie fortement du centre de mon être et qui exige la révocation de l’existence de ces formes pensées. Telle est ma manière de procéder. Je ne sais pas si cela fonctionne pour d’autres personnes. Brûler de la sauge ou certains encens aide également.

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  3. Chantale

    Bonjour Samuel,
    merci de partager votre expérience.
    De ce que j’en comprends de mes expériences personnelles,
    les gnomes sont des êtres assez farouches. Vous avez raison, ils n’aiment pas être dérangés puisqu’ils travaillent beaucoup, surtout si vous déplacez des meubles dans une pièce, ou faites le grand ménage du garde-robe. Ils aiment que les choses demeurent à leur place. Une façon de les amadouer que j’utilise est de leur laisser un cadeau, souvent une pierre, déposée par terre dans un coin du garde-robe ou dans la chambre.
    J’envoie ensuite l’intention que la pierre est pour eux (ou lui).
    Bien sûr, il faut faire attention de ne pas la ramasser au prochain ménage!
    Ils sont des êtres très généreux quand ils sont de bonne humeur 😛
    Vous pouvez leur demander de vous aider pour retrouver des objets perdus.
    Lorsque vous avez besoin de vous ancrer dans le sol, vous pouvez les appeler pendant vos méditations.
    C’est une question d’échange. Plus vous collaborez avec eux, plus ils collaborent avec vous!
    S’il a décidé de vivre dans votre univers (votre chambre), c’est qu’il est bien dans cet espace 🙂
    Bon dialogue avec votre gnome.

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  4. Sophie

    Bonsoir Samuel,
    Merci pour ce magnifique « exposé » 😉
    J’aime beaucoup les Esprits de la Nature et sans eux vraiment l’environnement serait invivable et inexistant. Pensez-vous que les dimensions ne se parlent pas entre elles? Et certainement que c’est vrai. Serait-il même envisageable que « nous » soyons les intermédiaires entre ces dimensions parallèles?
    Vous dites aussi « Ce sont eux qui accélèrent ma fréquence vibratoire. Je ressens que cela n’est cependant possible que par une préparation constante pour se rendre plus léger. » Je me souviens que le jour où j’ai vu mon 1er lutin (pas de rires svp!) j’ai senti comme toujours ce dédoublement en moi pour ressentir une légèreté intérieure et lourde à l’extérieur (?) quelque chose comme cela. J’en ai même pensé qu’elles (ces apparitions qu’elles soient négatives ou positives) me déclenchaient cet état de vision adéquat. C’est en effet « elles » qui me permettaient de les voir..suis-je clair 😉 Malheureusement je ne suis pas aussi assidue que vous pour la pratique de la respiration préparatoire et c’est tant mieux 😉 car cela ne m’empêche pas de les ressentir à intervalles plus ou moins longs voire même très longs.
    Ces êtres qu’ils soient proches physiquement ou pas, captent très bien nos pensées, j’ai souvenir d’une fois où j’ai visionné tout un après midi pluvieux des documentaires sur les Elfes, les Fées qui vivent en Islande…le même soir j’ai eu la surprise d’en voir une dans ma chambre. Elle a quasiment chercher « à prouver » son existence en me faisant sursauter en pleine nuit! Excellent! Ce sont des merveilles qui sont si proches de nous et en même temps si loin…;)
    Voilà ma petite histoire, merci à vous de me faire remémorer ces doux moments.

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    • Samuel

      Les fées, les elfes, les gnomes et autres captent nos pensées. Il suffit de regarder un documentaire, de faire des recherches sur Internet, de lire un conte avec la conviction que ces peuples sont réels, ils auront envie de nous conforter tellement ils attendent une reconnexion. Les dimensions se parlent. Seuls nous, dans la nôtre, sommes coupés des autres. Là est l’enjeu, reprendre notre place en harmonie et en conscience de tout ce qui existe et dont on a été coupé. Merci de me confirmer ce sentiment que ce sont eux qui nous permettent de les voir en nous tirant à eux. On est alors tiraillé entre une légèreté inhabituelle, une partie de nous-mêmes qui vibrent en une fréquence plus légère et plus élevée, celle des élémentaux, et notre nous qui reste dans notre fréquence habituelle. C’est ce genre d’expérience qui nous fait percevoir que notre densité vibratoire est vraiment lourde…

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  5. Nathalie

    Bonjour Samuel
    Lorsque j’ai écris les textes « On nous appelle Petit Peuple » en allant m’asseoir sous un arbre immense et magnifique et que j’étais particulièrement détendue, j’ai eu la certitude de voir un esprit de la nature, comme en transparence, passer rapidement devant moi….
    Je suis rentrée chez moi, et j’ai mis en doute ma « vision ».
    Puis l’expérience s’est reproduite, à un autre endroit alors que je racontais une histoire sur un Elfe et un Fée…
    C’est tout à fait ce que vous décrivez!
    Merci pour votre partage.
    Nathalie

    Répondre
    • Samuel

      oh! merci de ton témoignage, je n’ai jamais réussi à les percevoir en plein jour, seulement le soir.

      Répondre
  6. Patrick

    Bonjour

    Votre critique sonne assez juste sur l’imperméabilité des genres dans le contact avec les plans subtils.
    Je pense qu’il s’agit de la mission que peuvent avoir certains médiums-guides de confronter leurs lecteurs a certaines réalités, je pense a Chico Xavier qui parle des ET ainsi que des défunts dans les autres mondes sans aborder le thème des être de la nature, mais je ne connais pas toute son œuvre.

    http://openyoureyes.over-blog.ch/2015/03/date-limite-selon-chico-xavier-doc-vost-multi-sauf-fr.html

    Il y a aussi les « Meurois Givaudans » qui nous racontent leurs péripéties dans les mondes subtils où ils rencontrent toutes sortes d’êtres, mais effectivement le focus n’est pas sur les êtres de la nature non plus.

    Il reste Lipnick qui publie des ouvrages et vit des expériences avec tout ce qui peuple les autres mondes.

    Donc la frontière est mental, commerciale peut-être ?

    Mais effectivement, rares sont les ouvrages mêlant les « genres ».

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