Le sommeil est une période propice pour le dédoublement astral, soit la désynchronisation entre notre corps éthérique et notre corps de matière. Une sortie hors du corps physique ou décorporation est un phénomène naturel et salutaire bien que nous n’en gardions habituellement aucun souvenir.

Ce double éthérique de nous-même était une réalité bien connue des gnostiques. Ce courant de pensée était en lutte avec les autorités de l’Église chrétienne orthodoxe du IIe et IIIe siècle. Le mouvement gnostique à l’intérieur de la religion chrétienne fut rapidement considéré comme une menace pour la hiérarchie du corps religieux structuré autour de l’intercession de prêtres et d’évêques. Le gnosticisme mettait l’accent sur la capacité de chaque être humain de se mettre en relation directe avec Dieu sans passer par un intermédiaire terrestre. Les gnostiques définissaient l’être humain comme une âme divine emprisonnée dans un véhicule matériel, le corps physique. La connaissance intérieure de soi permettait de trouver Dieu en soi.

Le premier concile de Nicée en l’an 325 proclama la mainmise des prêtres et des évêques pour établir enfin l’unité de l’Église chrétienne. Il en résulta que les évangiles gnostiques furent déclarés interdits et que des réalités telles que le dédoublement astral furent décriées et devinrent des pratiques proscrites. Les gnostiques s’appuyant sur le mysticisme et la révélation personnelle s’effacèrent face aux persécutions dont ils furent l’objet. La Connaissance fut inversée afin de l’habiller honteusement du titre de croyances hérétiques.

Profondément inscrite dans la psyché humaine, une peur sourde pointe encore de nos jours à chaque fois que le thème de la décorporation et du dédoublement astral est évoqué. L’être humain est pourtant modelé de telle manière à ce qu’une part divine puisse se détacher de ses liens physiques durant le sommeil.

Le Coran offre d’ailleurs une précieuse référence à la capacité de la conscience de se détacher du corps physique.

Sourate 39, Az Zumar, Verset 42 : Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles à qui Il a décrété la mort, tandis qu’Il renvoie les autres jusqu’à un terme fixé. Il y a certainement là des preuves pour des gens qui réfléchissent.

Ce détachement peut s’effectuer avec différents corps subtils (éthérique, mental, astral, causal) pour se rendre sur différents plans de conscience. Selon, on parle alors de dédoublement ou décorporation, ensuite de projection astrale, et enfin de voyage astral.

Ce détachement est une extériorisation de la conscience.

Des ombres nocturnes

La nuit est une période propice pour effacer le voile séparant le monde visible du monde invisible. Le plan de la pensée humaine est moindrement alimenté par les créations de nos psychismes. Parallèlement, l’abaissement de mon mental m’offre une plus grande place à la réceptivité de ce qui se passe dans les plans subtils.

Il est fréquent que je me réveille la nuit à cause de murmures de voix autour de mon lit. Lorsque l’on en vient à toucher mon corps avec douceur ou avec force, je suis encore plus abruptement sorti de mes rêveries. Ces visites sont de plusieurs natures. J’apprends à les reconnaître.

Elles sont de nature prédatrice lorsqu’il s’agit d’intrusions non désirées issues du plan astral.

Elles sont le plus souvent douces et bienveillantes. C’est plus délicat d’en définir l’identité ou la nature. Elles ne cherchent habituellement pas à me réveiller car elles s’adressent davantage à mon inconscient. Elles me prodiguent parfois des soins. Ces présences ne souhaitent pas m’effrayer ni forcément être reconnue dans leur identité. Mon Soi supérieur les connaît mais mon petit soi n’est pas toujours en mesure d’en comprendre le sens.

Mais depuis quelques mois, des visites nocturnes d’une nouvelle expression se produisent.

Une ou plusieurs présences tentent de me réveiller volontairement. Un claquement de doigt sorti de nulle part. Un mot incompréhensible répété plusieurs fois. Des sensations sur mon visage ou sur mon torse. Un chatouillement indistinct. En ouvrant les yeux, dans la pénombre nocturne ou à l’orée du jour éclairant ma chambre, je vois tantôt une silhouette se glisser furtivement derrière l’un des rideaux de ma fenêtre, tantôt courir au pied de mon lit pour passer au travers de la porte de la chambre.

Dépendamment des nuits, la présence se matérialise comme un flou en mouvement ou comme une ombre au contour plus ou moins distinct.

Le risque d’en parler autour de soi

La répétition de ces visites nocturnes m’amena à aborder le sujet avec des personnes susceptibles de comprendre ce que je vivais. Je fus très surpris des réactions et des commentaires. Dès que je décrivais ces présences comme des ombres mouvantes ou des silhouettes sombres, cela déclencha une interprétation négative de mes expériences.

Certaines personnes envisageaient qu’il puisse s’agir d’âmes errantes ou de personnes décédées cherchant une personne avec laquelle transmettre un message. D’autres percevaient ces présences comme des entités négatives. On multipliait les mises en garde à mon endroit. Un regard soupçonneux était posé sur moi tout en me lançant que je devais avoir des failles qui attiraient des parasites de l’astral. On me suggérait d’être davantage dans la lumière car c’était à cause de mes parts d’ombre personnelles que je me mettais dans une telle situation. Cela pouvait se terminer par des recommandations de techniques lues sur Internet pour envoyer de la lumière à ces entités, pour créer un bouclier vibratoire, pour invoquer la Flamme Violette ou pour envisager des soins énergétiques qui règleraient mes « problèmes ».

Face à ce trop-plein de bonnes intentions et de recettes miracles, j’ai décidé de ne plus évoquer le sujet !

Ce qui me perturbait le plus, ce n’est pas tant une fraude intellectuelle qu’une expression de croyances qui nous maintient dans la séparation de l’invisible. Si la Connaissance de la nature des présences fait défaut, il ne peut y avoir un diagnostic éclairé et donc une solution adéquate.

Je me reconnais une sensibilité vibratoire autant face à une personne physique que face à une entité immatérielle. Ces présences nocturnes n’étaient pas désagréables à côtoyer énergétiquement, ni menaçantes et encore moins prédatrices. Le simple fait d’avoir évoqué leur apparence sombre avait suffi à déclencher une défiance auprès de mes interlocuteurs.

Ces raccourcis cognitifs modèlent notre pensée afin de toujours avoir le sentiment de maîtrise.

L’égo n’est pas au service de la libération de la conscience mais la maintient dans les limites du connu.

Le fardeau de la preuve se retrouve sur celui ou celle qui tente de comprendre une expérience mystique hors de l’ordinaire. D’un partage d’une situation vécue, en quête d’une compréhension, je me retrouvai à douter davantage de moi-même de par les conclusions hâtives qui me furent formulées en réponse.

Toutes ces personnes m’ont indirectement délivré le rappel d’un enseignement précieux. La souveraineté intérieure est la clé qui déverrouille les portes de tous les mystères.

Au contact d’un Double éthérique

Mes guides spirituels ne formulèrent aucune réponse directe à ce mystère. Je devais apprendre à déverrouiller son accès. Ils me testèrent et attendirent que j’apprenne de cette expérience. Ils travaillèrent avec moi afin que je m’ouvre davantage à une nouvelle facette de la réalité de notre monde.

J’ai pratiqué davantage d’activités cardio-vasculaires et de yoga, une combinaison qui m’aide à créer de l’espace intérieur. Je me suis préparé mentalement à relâcher des craintes pour m’ouvrir à une plus grande sensibilité. J’ai travaillé ma respiration et ma détente avant chaque endormissement. Et avant tout, j’ai demandé à mon Âme de comprendre.

Ma perception nocturne de ces présences s’est progressivement affinée. Le timbre de la voix s’est précisé. Appelons cela de la clair-audience. J’entendais plus distinctement. J’entendais un rire d’enfant et puis un « Papa » distinct. Une première fois pour me réveiller, suivi d’une seconde fois alors que j’étais redressé sur mon lit. La présence jouait à changer de place autour du lit et m’appelait à chaque fois que je regardais dans la mauvaise direction. C’était ma fille de 3 ans. Elle était une forme floue plus claire et plus translucide qu’à l’habitude.

La pleine conscience de son Double

Revint à ma mémoire ce que ma fille m’avait plusieurs fois affirmé. Elle me racontait depuis des semaines qu’elle se levait la nuit pour jouer dans le salon ou pour aller voir ses bonbons. Comme sa sœur plus âgée me confirmait qu’elle n’avait pas bougé de son lit de toute la nuit, je mettais cela sur le compte des rêves.

J’ai commencé à interroger mes filles. La plus âgée se souvenait d’un rêve où elle était dans ma chambre et qu’elle claquait des doigts. Dès que je me réveillais, cela la réveillait. Mais pour elle, c’était juste un rêve.

Pour la plus jeune, elle était certaine de s’être levée certaines nuits. Elle me décrivait avec beaucoup de détails ce qu’elle faisait, qu’elle cherchait quelqu’un pour jouer mais que sa sœur ne voulait pas toujours monter avec elle. Elle me raconta que la nuit dernière elle était venue me faire un câlin. Et en effet, j’avais été réveillé encore une fois par une sensation de poids sur mon corps et un petit frétillement électrique sur la joue gauche. Je lui demandais si elle se souvenait de ce qu’elle m’avait dit. Elle répéta ses mots exacts et cela acheva de me convaincre. Cela en était légèrement perturbant. Alors que papa et maman usent de toutes les astuces pour coucher des enfants infatigables à une heure raisonnable, que papa et maman ont fait le deuil des grasses matinées de fin de semaine, je me vois confronté à un nouveau défi la nuit…

Il faut vraiment qu’on les aime nos enfants !

Alors que je laissais mes filles vaquer à leurs jeux pour réfléchir à ce qu’elles venaient de me raconter, mes guides spirituels se présentèrent. Ils riaient. Ils me dirent simplement que le mythe de l’Elfe sombre sur lequel je venais d’écrire aurait dû me mettre sur la voie :

Est sombre ce qui échappe à l’entendement de l’homme, de par la réduction de ses capacités extrasensorielles, l’endormissement de ses capacités intuitives…

Mes guides me conduisirent par la suite vers un extrait du livre de Michel Coquet intitulé Traité sur la mort : Pour mieux comprendre la vie. Je pus mettre en perspective le dédoublement du corps éthérique.

Le dédoublement astral

Ayant eu la nécessité physiologique de me lever il y a trois nuits, je ne fus que modérément surpris de voir descendre rapidement dans les escaliers une ombre. Le tiroir à bonbons du salon avait encore une fois été « hanté » cette nuit-là. Lorsque je l’ai vu descendre les escaliers, je savais qu’elle se dirigeait vers sa chambre pour réintégrer son corps physique. Son déplacement était très rapide. Bien qu’elle passe à travers les portes, elle emprunte le reste du temps un chemin connu.

Le Double est encore très sensible aux impressions terrestres. Il est timide. Ne pouvant quitter le monde physique, il ne s’aventure généralement pas hors des lieux connus. Le Double est d’une extrême sensibilité ce qui l’amène à fuir au moindre bruit ou mouvement du monde physique. Ressentir brutalement une chute dans le vide suivi d’un réveil immédiat et pénible, est l’illustration parfaite d’un retour effrayé de notre Double éthérique.

Pour m’être déjà désincorporé consciemment, j’ai l’expérience du ressenti d’être dans son Double. Le Double est simplement le passage d’un véhicule de chair à un véhicule éthérique. C’est un transfert de la même conscience de soi.

Le Double se sépare de sa contre-partie dense.

Mon corps physique devient un simple objet que j’observe de l’extérieur. Le Double n’est pas un aspect multidimensionnel de notre être.

Lorsque je suis dans mon Double, je me perçois comme lumineux. Bien que cela soit la nuit, mon environnement n’est pas plongé dans la pénombre, je distingue clairement les lieux et les objets. Par contre, je ne m’attendais pas à ce qu’un observateur extérieur ne nous perçoive pas ainsi. Si la clairvoyance permet de voir le Double, c’est une forme nuageuse informe et sombre qui est perçu.

Avec le recul de mes diverses observations nocturnes, je comprends que plus la personne qui se dédouble se construit intérieurement, plus son Double détaché de son corps acquiert la capacité de prendre contact avec le monde physique, d’apparaître plus précisément à un clairvoyant.

Pouvoir être conscient dans son corps éthérique est une participation plus complète à la vie. La pleine conscience de son état de Double et de son retour dans son corps physique s’accompagne d’une transformation du corps éthérique. Il est moins rempli de matière astrale et davantage de l’énergie d’une âme éveillée. Il perd de sa coloration bleu-grise pâle pour prendre une teinte plus légère et luminescente.

Maintenant, je dois renouveler ma parentalité. Entre les « Ça suffit ! Il est vraiment temps d’aller se coucher ! » et les « Pitié, le soleil ne s’est même pas encore levé ! », je vais devoir intercaler des « Retourne dans ton corps, il faut vraiment que je dorme ! »

Pour aller plus loin sur ce thème :

DÉCOUVRIR
La décorporation avec le corps éthérique

Crédit illustration : Anna Steinbauer – Copyright Wizards of the Coast

 

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9 Réponses

  1. amysage

    Bonsoir, merci pour votre récit,

    J’ai bien aimé la coïncidence avec votre article.
    Je n’était plus sortie de mon corps de façon consciente depuis plus de 10 ans, et je vois le titre de votre écrit dans ma messagerie quelques jours après.

    Ma dernière sortie n’a rien à voir avec celles que j’ai expérimentées à mon corps défendant pendant plus de 30 ans.

    Là, aucun stress, c’était cool, c’était la sieste, je me sentais comme dans du coton, j’ai fait 3 sorties, revenant chaque fois à mon corps à moitié endormi mais gardant ma conscience tout à fait éveillée.

    La 3 ème fois je suis allée voir mon fils addict à l’ordi dans sa chambre à quelques mètres de l’endroit où je m’étais allongée.

    Je l’ai à peine regardé, par contre j’ai salué et communiqué avec un drôle d’être exotique très intelligent assis au coin du lit de mon fils.

    Ce n’est qu’à mon réveil que j’ai réalisé que l’entité présente dans la chambre de mon fils ne pouvait être que 2 choses, soit une forme pensée, soit le corps astral d’un extraterrestre en visite touristique.

    Bref, c’était une jolie rencontre, car contrairement à beaucoup de pratiquants de la décorporation je n’ai jamais vu de guide.

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    • Samuel

      Merci de votre partage ! Il y a en effet beaucoup de présences autour de nous d’origines très diverses. S’il nous est possible de faire un voyage astral vers une autre planète (mes propres vécus), l’inverse est tout à fait réel.

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  2. C.

    Bonsoir Samuel, j’ai aussi beaucoup rigolé en lisant ton article. Les enfants d’aujourd’hui sont souvent « increvables » et ont des capacités naturelles et innées, et des talents tellement fluides, spontanés – pourvu qu’on ne leur coupe pas les ailes. Ma fille (bientôt 9 ans) est de ceux-là, et je la « leste » chaque nuit avec des crânes avec lesquels elle dort (un crâne en onyx pour les racines, sa dragonne, d’autres petits crânes dont elle est la gardienne, et un énorme de 17 Kg, en jaspe, avec lequel elle souhaite dormir). Ça fait pas mal de monde dans son lit, mais comme les chatons, elle a besoin de monde tout contre elle.
    J’ai ainsi fait du cododo avec elle jusqu’à ses 6 ans, comme un chaton, c’était la seule possibilité de l’endormir (!!). Puis un jour, elle a acquis suffisamment de force intérieure pour aller dans sa chambre d’elle-même et elle a passé une étape.

    En ce qui concerne les doubles subtils, j’ai un témoignage indicible jusqu’à présent, mais tu ouvres la voie à cela grâce à ton article, et qui sera peut-être complémentaire aux tiens, très intéressants. Je considère qu’il s’agit de capacités qui sont en train de se (re)développer chez l’Humain en ce moment… c’est formidable et inattendu (pour moi du moins).

    Depuis 3 ans environ, je perçois des sensations physiques, tactiles sur un de mes corps que je perçois comme un des plus proches de mon corps physique, plus facilement la nuit, mais aussi possible le jour. C’est très clair et précis, tout est reconnaissable parfaitement, comme si je le vivais dans mon corps physique, en plus vaste et fluide, car les sensations physiques sont aussi des images et des formes-pensées qui me sont offertes, des sons et des parfums, des couleurs, des mouvements, tout cela en même temps et plus encore, et cela déclenche des retours au niveau physique, mon corps physique en ressent l’impact je dirais et peut y répondre aussi, il y a dialogue autrement que par les mots. Et je suis ainsi enseignée je dirais (et soignée) par une Entité qui peut changer de dimensions, de forme, mais aussi parfois utiliser le double d’un autre humain que je connais, et reconnais. Lorsque c’est le cas, la force des sensations sur mon double subtil est démultipliée, elles deviennent quasiment palpables.
    Cette Entité de lumière ne peut utiliser le double de l’autre humain pour rencontrer le mien que s’il est assez proche physiquement, en l’occurrence, on est à 3-4 km de distance et que l’autre humain en ait un minimum conscience. Lorsque l’un des deux s’éloigne, ce contact via nos deux doubles est rendu difficile et le contact se fait alors plutôt directement d’Âme à Âme, et ceci pas forcément en conscience ni pour l’un ni pour l’autre ou en conscience que de l’un des deux.
    J’ai reçu l’invitation insistante de faire descendre dans mon corps les sensations ressenties au niveau du corps éthérique, comme s’il fallait construire un pont, le lien. De fait, après m’être sentie un peu « seule » à me dépatouiller, cela s’est élaboré, j’ai pu ressentir et être présente dans mon corps éthérique et dans mon corps physique en même temps, donc pour moi il s’agit d’une forme de multidimensionnalité, ma conscience est bien en deux endroits (de moi-même) en même temps, au moins.
    Je remarque aussi que cela se muscle avec le temps et la pratique, et que ce contact entre doubles subtils peut se faire à plus grande distance que quelques Km.
    Je perçois aussi que ces expériences changent l’état de la matière du corps, qu’il s’aère un peu en somme, qu’il devient un (petit petit) peu moins dense si je puis dire cela ainsi.
    Et je pense que si moi j’en suis consciente en partie, d’autres comme toi aussi, cela se passe en fait pour tout le monde, même si personne ne s’en rend compte, et de façon consciente, cela arrivera un jour ou l’autre à tout le monde.
    Cela posera d’autres questions, celle du respect absolu de l’autre. Très vite on peut dériver, comme en télépathie -sans s’en rendre compte- dans des intrusions abusives au niveau subtil, c’est pourquoi ce chemin doit s’élaborer tranquillement et nécessite du temps.

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    • Samuel

      Bonsoir Cécile,
      C’est très enrichissant de te lire car il y a tellement de possibilités que les partages permettent d’en découvrir sans cesse de nouvelles. Je ne pense pas qu’un seul individu puisse tout expérimenter.
      Ce sont mes expériences vécues qui m’amènent ensuite à les mettre en perspective par des lectures. Il y a une certaine hétérogénéité dans les désignations des corps et des expériences de sorties hors du corps. Mes désignations n’ont pas d’autres prétentions que de structurer mes vécus propres. Les mots sont des supports incomplets pour traduire mes expériences. Mais voici ma structure lexicale sous-jacente de certains de mes écrits :
      1. La décorporation est le transfert de ma conscience incarnée dans un véhicule éthérique dense, le corps éthérique. J’ai l’impression d’abandonner mon corps physique, il est une coquille vide dont je ne perçois plus les sensations ni ce qui lui arrive. La sortie nécessite un effort pour m’extirper de la glue éthérique (filaments blanchâtres comme si je m’arrachais de mon corps). Une fois désincorporé, je résonne avec mon mental habituel, j’ai mes craintes et mes doutes, je ne m’éloigne pas trop de mon corps physique, il s’est refroidi quand je reviens dedans.
      2. La projection astrale est pour moi le détachement d’un autre corps, le corps astral. Il est plus léger, je peux voler et sortir de chez moi par le plafond, je peux aller au-dessus de la ville ou filer à tout à l’allure vers un lieu dès que je le souhaite. Ma conscience est différente, une forme de sérénité m’habite car mon mental semble absent, remplacé par une part de moi-même qui sait ce qu’elle fait. Le retour dans le corps est agréable car il se fait avec douceur, je reprends tout doucement le ressenti de la gravité et de la densité du monde physique.
      3. La bilocation est l’expérience d’être pleinement conscient dans mon corps physique, d’être parfaitement éveillé et pourtant mes yeux intérieurs s’ouvrent sur une scène plus ou moins lointaine de ma localisation géographique. Je classe la bilocation avec le remote viewing.
      4. Alors que pour les deux premiers corps, je les vis dans l’instant présent, double éthérique et double astral en quelque sorte. Les autres corps subtils me permettent de sortir de la temporalité.
      4.1. Le corps mental est celui qui m’offre la possibilité d’explorer les lignes temporelles, de me brancher sur tel égrégore et de voir un futur potentiel. Ce corps est encore branché sur mon égo car selon mes peurs et mes attentes, il peut me mettre en résonance avec telle ou telle vibration.
      3.2. Le corps causal est pour moi celui qui me fait vivre mon Soi supérieur, l’égo est absent. Il me permet d’aller vivre des enseignements auprès de maîtres spirituels qui ne sont pas de ce monde.
      Tout cela demande à être affiné et évoluera dans le temps. Chaque expérience m’amène à corriger ou à préciser.

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      • Cécile

        Merci beaucoup Samuel pour tes précisions très intéressantes et structurantes, c’est vraiment passionnant tout cela.
        De mon côté, je peux juste décrire ce flux de « nouveau » et ce qu’il m’évoque. Cela ressemblerait un peu à des matriochka emboîtées les unes dans les autres et chacune appartenant à l’autre, dans l’alignement, dans l’axe intérieur, et ma conscience navigue de l’une à l’autre selon. Du coup je voyage aussi bien dans des Eléments, que dans les étoiles ou les atomes, ou dans la Terre, ou différentes vies en même temps, selon une thématique qui se déploie, et qui m’est offerte au sein de cet alignement par mon guide comme une graine qui germera au moment voulu et opportun. Je le vis un peu comme un ensemencement en fait. Et un ensemencement vibratoire de la matière car à chaque fois m’appartient de l’actualiser par mon adn actuel, de lui donner forme et de l’exprimer, le matérialiser finalement. C’est très différent de ce que je peux vivre avec les dragons et les nains du jardin ou les autres expressions des esprits de la nature qui m’offrent aussi des enseignements magistraux.
        Cela me demande de me rendre disponible, d’être en état de réceptivité donc à minima, nettoyée intérieurement, ouverte, donc d’avoir « vidé » auparavant suffisamment pour que le nouveau puisse advenir, et c’est très souvent après un effort physique qui lave la tête comme de rentrer ou scier du bois ou dynamiser de l’eau, ou jardiner, ou vider la cave ou encore installer une bibliothèque ou m’occuper de façon interminable de nettoyer les déjections de mes animaux, poule, chats, chien, etc ou déboucher une plomberie, bref. Lorsque je suis trop submergée par des tâches administratives ou des soucis ou que je reste un peu trop longtemps sur l’ordinateur, cela coupe cette disponibilité et cette réceptivité. Il y a comme une nécessité d’un rythme de travaux/efforts physiques pour cultiver le terrain intérieur d’alignement, de « virginité » et d’accueil qui permettra l’enseignement.

  3. Sophie L

    Bonjour Samuel,
    Cet article tombe à point. Je suis entrain de lire un livre d’Akhena sur les sorties de corps… car je ressens les vibrations et tout ce qui va avec (des visions, les présences, les bruits…) sans sortir de mon corps ! Je me suis demandée si les présences (fées, lutins, anges..ou autres négatives aussi) ne déclenchaient pas une « pseudo » sortie chez moi. C’est une réaction je pense quand je ressens que quelque chose ou quelqu’un vient à mes côtés… Cela pourrait-il être le cas ? L’article m’a bien fait rire, c’est très amusant d’imaginer les enfants aussi innocents lors de leurs sorties 😉

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    • Samuel

      Bonsoir Sophie,
      Je ne saurais que trop recommander de lire des ouvrages dédiés à tel ou tel sujet. Internet est tellement limité dans certains savoirs.
      La présence des êtres de la nature induit forcément une attraction vibratoire sur leur fréquence. Ils nous tirent à eux, ils nous ramènent à la fréquence que nous avions connu il y a très longtemps. Et je peux t’assurer que d’avoir des esprits de la nature dans la maison aident énormément à retrouver la mobilité de nos corps subtils. Pourquoi ai-je parlé des Elfes juste avant !!!! Rolalala il y a une suite logique^^
      Je peux te dire que parfois il y a un instant de frousse quand tu ne t’attends pas à ouvrir les yeux avec une silhouette sombre qui déambule. Maintenant, je suis habitué.

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  4. Denis

    Bonjour
    Voilà une autre façon de voir le double éthérique. Je ne savais pas que l’on pouvait l’associer à la décorporation. Personnellement je l’utilise d’une autre façon : je matérialise le double éthérique d’une personne ou lieu, objet en face de moi pour scanner ses différents corps, chakras etc. Pouvez-vous vous même matérialiser à votre souhait une personne devant vous ou dans vos rêves pour interagir volontairement avec elle ? (sans qu’elle ne soit que de passage sur les lieux et de son plein gré)

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    • Samuel

      Bonjour Denis,
      Mes choix sémantiques ne sont peut-être pas ceux des autres. Le Double éthérique est le détachement du corps éthérique, le corps subtil le plus proche du corps physique. Dans ma segmentation des corps subtils, ce n’est pas celui-ci qui porte les émotions, mais le corps astral. C’est ce corps qu’il m’est arrivé à détacher de mon corps physique en suspension au-dessus de mon corps physique allongé. Et dans cette état de projection astrale, j’avais une vision extérieure qui me permettait de voir l’état de mon corps astral. Je pouvais voir des nœuds sombres, source de mes problèmes, et j’en discutais avec mes guides pour savoir comment corriger et me rééquilibrer. Par contre, je ne me crois pas capable de faire ce que tu fais, c’est-à-dire de faire apparaître le corps subtil de quelqu’un.
      Et pour interagir avec quelqu’un, sans qu’elle en ait conscience, je peux communiquer d’âme à âme, et là c’est toujours très étonnant car l’Âme a une sagesse et un recul que la personnalité de la personne n’a pas…

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