Notre mère, notre père, nos frères et sœurs, pourquoi nous sommes-nous choisis ? Qu’est-ce qui lient nos âmes mais qui est soumis à tant d’attirances et tant de tiraillements ? Un karma familial ? Notre corps physique est incontestablement un héritage génétique de notre lignée familiale. Ce corps se révèle également capricieux par des faiblesses que l’on ne retrouve nulle part auprès des personnes de « notre sang ». Nos attitudes reflètent notre environnement familial. Finalement, tant que nous demeurons séparés de notre divinité, nous restons définis par la famille au sein de laquelle nous avons choisi d’émerger dans cette incarnation.

Le karma se comprend comme la somme de tout ce qui fait un individu, de la périphérie de son être avec son corps physique, en passant par son égo construit sur le vécu, jusqu’au tréfonds de son âme aux mémoires occultées. La roue de la causalité induit des conséquences sur chacun de ces aspects de notre individualité incarnée. Notre corps physique, nos corps subtils, notre égo et notre âme sont les réceptacles des conséquences de nos choix, de nos blessures, de nos conditionnements, des répercussions de notre détournement de notre Moi divin.

Toutes ces conséquences issues des causalités de la roue karmique hurlent de pouvoir s’exprimer, tel un appel à une opportunité de guérison et de libération. Les âmes s’associent pour faire tourner leur roue karmique respective. Les âmes emploient sur Terre la dimension du Temps pour échafauder un parcours jalonné de ces opportunités, en respectant le rythme de chacun.

Le vivre ou se le faire vivre

Mon âme a fait le choix de patienter plusieurs dizaines d’années de temps linéaire terrestre pour venir prendre sa place dans ma famille actuelle. Alors même que les âmes demandent à retourner s’incarner de plus en plus rapidement en ces temps cruciaux d’élévation des champs vibratoires des consciences, je voyais ma situation comme atypique.

Dès mon adolescence, j’étais intéressé à connaître mes vies passées et celles de ma famille directe. Je m’étais alors tourné vers une personne dont le bouche-à-oreille louait ses capacités de voyance. J’étais admiratif de son don. Elle entrouvrit mon livre de vie sur mes deux dernières incarnations. Elle me comptât des scènes comme on raconterait une histoire à un enfant, pour le faire rêver avant de dormir ou lui faire peur au coin du feu. Mon imagination s’emballait et apportait une interprétation, un filtre qui travestissait immanquablement ces informations.

Savoir nourrissait ma curiosité mais ne réglait en rien mes défis et n’ouvrait pas une dynamique de guérison en moi.

Alors tel un divertissement passager, je l’ai vécu comme une passade pour mieux retourner dans mon quotidien fait d’actes égotiques.

J’apprends aujourd’hui à ouvrir par moi-même mon livre de vie. Mes guides m’offrent la possibilité d’ouvrir ceux des autres. La lecture de vies antérieures se déroule pour moi de manière très intense. Pour autant que furent justes les perceptions de la voyante, je ne fus transformé qu’en revivant moi-même mes vies et celles de mes proches.

Mon cercle familial se compose, d’une part, d’âmes qui ont besoin de régler un manque issu d’un passé direct, et d’autre part, d’opposés dans un passé indirect, choisissant la filiation familiale comme terreau de guérison.

Proche dans cette vie, proche dans la vie précédente

Je ne suis qu’un bébé dans un appartement cossu parisien. Ma relation au monde extérieur n’est faite que de stimuli primaires. Je ne manque de rien. Mon principal repère est ma nourrice. Mes parents, de la communauté juive française, sont absents ce jour-là, comme de nombreuses autres fois. Ma nourrice prend soin de moi comme si j’étais son propre enfant. Son regard aimant, je le sens, je le revis.

Je suis autant dans le corps de ce bébé que dans l’expérience de vie de cette nourrice. Les deux vécus me sont accessibles. Je les revis simultanément, ils appartiennent à Tous. Je sais que je suis l’enfant mais je peux vivre exactement ce que ma nourrice vit. C’est une jeune fille qui tente de rassembler un peu d’argent dans l’espoir d’économiser pour son rêve de devenir boulangère.

On tambourine à la porte, on secoue la poignée en criant des ordres. L’angoisse envahit ma nourrisse. Elle leur ouvre et se fait bousculer avec rudesse. On cherche mes parents, on me cherche. Ces hommes sont terrifiants avec leurs uniformes sombres barrés d’insignes de terreur. On me saisit pour m’emporter tout en questionnant ma nourrice. Elle hurle, elle pleure, elle essaye de m’arracher à ces bras qui m’emportent. Elle me sait si fragile et si vulnérable si elle m’abandonne. Elle les supplie de l’emmener finissant par alléguer qu’elle est ma mère.

Elle sait que cela ne va pas, mais elle me le cache en continuant à me sourire et à chanter pour moi quand je suis dans ses bras. Une étoile jaune est grossièrement cousue sur sa veste. Nous nous éloignons d’une gare qui ne verra jamais notre retour.

C’est presque la fin, c’est très dur à revivre. Le baraquement est surpeuplé. Cela empeste la mort et le désespoir. Mon corps est décharné, un sein famélique pend de la poitrine de ma nourrice. Je n’ai plus de force, mes cris ont cessé depuis longtemps, je me sens partir. J’emporte avec moi cette mort physique par famine, mon corps irrémédiablement mince d’aujourd’hui le retranscrivant. Je revis toute la détresse de ma nourrice qui pleure, son corps vidé de toute larme, pour ne pas avoir su me protéger et me sauver.

Alors on s’est promis de revivre pleinement cette affection contrecarrée. J’ai attendu 28 ans après sa renaissance pour devenir son premier enfant, de sa chair, de ses blessures, de tout ce qu’on s’est promis. Mais très jeune, je lui annonçais une séparation, un éloignement à venir, une nouvelle épreuve pour elle. Alors qu’elle se consacrait à temps plein dans son rôle de mère, il fallait que je quitte la France à ma majorité, lui faisant retravailler sa blessure d’âme, son acceptation qu’elle ne pourrait pas me protéger indéfiniment. Je ne l’ai pas fuie, ce dont elle s’est culpabilisée un temps. Je lui ai fait vivre ses blessures d’abandon et de rejet. Il le fallait simplement, nos âmes se devaient de le vivre.

Proche dans cette vie, si différent dans la vie précédente

Un jeune garçon admire son père dans son atelier de menuiserie. Lui, Hans Friedrich, sort ensuite admirer un défilé martial qui irrigue ces rues berlinoises dont le nouveau sang est chargé de pas cadencés, de regards durs, d’étendards flamboyants. Il sait que c’est pour bientôt, son admission dans les jeunesses hitlériennes. Il se sent fier de pouvoir prochainement sauver sa patrie. Les tirades guerrières deviennent siennes. Il ne désire qu’une chose, se mettre à Ses ordres. Il L’admire tant, il le fait sentir comme un héros en devenir.

Un vent glacial frappe des visages émaciés et engoncés sous de lourds casques. Il a maintenant vingt ans et garde une farouche détermination sous le masque de saleté et de cristaux de givre qui habillent son visage. Il retourne à son canon d’artillerie dont son unité a la charge. Lui, qui est si apprécié de ses compagnons pour sa verve et ses histoires berlinoises, ne trouve plus les mots pour raviver la détermination de ses compagnons d’infortune. Ils sont las. Ils n’ont pas réussi à briser l’encerclement soviétique autour de Stalingrad. Ils sont maintenant débordés sur les ailes et le risque de prise en tenaille est patent.

Les morts sont figés dans la position grotesque où chaque corps a laissé échapper le dernier souffle de vie. Il a si froid, j’ai si froid avec lui. Ses pensées sont miennes. Ses pieds baignent dans cette boue glaciale des plaines ukrainiennes. Il a reçu l’ordre de tenir la position à tout prix. Les hommes ne veulent plus se battre. Les regards sont vides. L’ennemi progresse irrémédiablement, il entend au loin le roulement mécanique de leurs propres engins de mort.

Je le vois charger et décharger son canon, mu par une folie qui l’agite comme un pantin rompu à sa routine d’artilleur. J’entends son nom crié par les autres. Fieder ! Fieder ! Son oreille saigne, un tympan est percé.

Dans la dernière scène que je revis, il s’est écroulé. Partout où porte son regard, la vie a presque complètement quitté sa position. Il a tiré le dernier obus. Il hurle après Celui pour qui il a tout donné. Ils étaient censés être des sous-hommes, comment a-t-il pu être vaincu par eux ? L’Empire devait être éternel, lui et ses compagnons atteindre le panthéon des guerriers invincibles. Comment cela peut-il être ? Pourquoi le laisser ici, Il l’a abandonné. Comment peut-il s’être trompé sur Lui, sur cet avenir qui se délite…

Je « sais » que ses ossements reposent encore sous un champ du Donbass et qu’aucune stèle n’en marque le lieu.

Je fus ce que mon père d’aujourd’hui exécrait le plus dans sa vie précédente. J’ai souffert dans ma chair et dans mon âme des choix qu’il a appuyés. Peut-être est-ce la raison de ce lien dans cette vie ? Une rédemption pour lui ? Un pardon pour moi ? Ou encore deux compagnons partageant la même blessure, lui sa désillusion dans l’idéologie nazie et moi dans le rêve de l’empereur ?

Sa propension à avoir toujours froid aux pieds, d’avoir une ouïe déficiente à une oreille depuis sa jeunesse, de s’intéresser à tout ce qui a trait à cette période de l’histoire voulant toujours comprendre, d’avoir fait son service militaire français en Allemagne, de m’avoir intéressé à la langue allemande, sont autant d’indices à sa portée laissée par cette vie précédente. Son rejet ouvert des options politiques extrêmes actuelles témoigne de son rejet ce qui avait mené sa vie antérieure. Il a encore une non acceptation du choix que certains font dans cette vie, par conséquent du choix qu’il a fait dans sa vie d’avant.

Ce qui nous fascine dans cette vie et ce qui nous répugne sont les deux pendants d’une même source, une expérience passée non comprise, non acceptée.

Mes guides souhaitent m’emmener plus loin encore. Je suis dans une tranchée française du premier grand conflit mondial. Mon père est encore là, dans un autre rôle, dans le camp français cette fois-ci. Mais là n’est pas l’enseignement. Ses compagnons d’armes et lui ne veulent plus se lancer dans des assauts désespérés sur les lignes allemandes. Cette boucherie n’a aucun sens. Leur véritable ennemi est leur adjudant-chef et ses ordres déments. C’est lui qui doit mourir. Cette tirade résonne en moi alors que les scènes défilent. Ils lui tendent un piège lors d’un assaut pour l’éliminer dans la confusion générale. Lui-même paiera de sa vie cette trahison, peu de temps après.

Mon père se réincarna au début des années 20 à Berlin, son adjudant-chef également à cette période mais dans le rôle d’une femme en France, car ce sont bien des rôles que nous endossons. Celle-ci enfantera un garçon au début des années 50, mon père… libéré depuis peu de son incarnation allemande abruptement écourtée.

Une inextricable mécanique de résolution karmique

Les schémas d’incarnation ne sont pas écrits d’avance mais l’ordonnancement des choses se fait au fur et à mesure des choix, des guérisons, des rechutes. La puissance divine sous-jacente est incommensurable pour pouvoir ordonner tous les possibles, toutes les expérimentations.

Ma sœur actuelle a participé à la libération de camps de concentration nazis. Infirmière dans l’armée britannique, elle a été profondément révulsée en franchissant les portes de ces lieux terribles. Une aversion profonde de l’Allemagne s’est fait jour. Son âme l’a rappelé brutalement lors d’un accident de voiture à la fin des années 70 pour pouvoir prendre place en tant que sœur dans cette vie. Elle est passée par une relation distante avec mon père. Et c’est une épreuve de la vie qui lui a permis de recevoir des témoignages d’amour de mon père. C’est cet incident qui leur permis de se guérir tous les deux. Ce que mon père a pu guérir comme karma de famille en aval, il n’y parvient pas en amont. Les reproches vis-à-vis de ma grand-mère sont cristallisés. Le karma familial est lourd par essence.

Lui avoir raconté tout cela ouvre-t-il une porte ? Pas nécessairement car ce que j’ai revécu viscéralement ne sont que de simples mots pour lui. Il sait, je lui ai tout raconté. Je lui ai parlé de la notion de karma familial. Qu’en fait-il ? Qu’en fera-t-il ? Cela lui appartient et je comprends que ne l’ayant pas ressenti comme je l’ai ressenti, il puisse ne rien en faire. Je l’accepte. Le respect, c’est accepter ce que l’autre choisit d’expérimenter même si cela le maintient dans la frustration et l’enfermement. Ce n’est pas à moi de le faire sortir de cette roue karmique, lui seul peut le faire, doit le faire.

Cela est à un tel point de non pardon entre mon père et ma grand-mère que leurs âmes pourraient devoir se retrouver dans une autre vie, peut-être une relation de couple, l’ultime moyen pour deux âmes de surmonter leurs difficultés.

La famille est une arme de guérison des âmes, le couple en est l’ultime.

Le karma du couple

La charge karmique que nous portons chacun vis-à-vis d’autres âmes peut se traduire en endossant des rôles au sein d’une famille et ultimement dans des couples amoureux. Pourquoi tant de divorces, tant de relations sentimentales dans une même vie… Une séparation de couple est fuite lorsque ce qui devait être réglé ne l’est pas. Elle est dans l’ordre des choses quand cette séparation se fait lorsque ce qui devait être vécu a été vécu. Une crise de couple reste une merveilleuse opportunité de guérison, de dépassement d’un karma, de passage à deux vers une autre étape, ensemble ou séparé. Séparation ou continuation du couple devrait être en fonction de ce que chacun doit expérimenter par la suite, et non par fuite du karma.

Message de l’un de mes guides : Elle est ton amour dans cette vie et ta haine dans d’autres vies. Vous avez une grande réconciliation à faire car vos deux âmes se sont tellement chéries que vous vous êtes promis de vous éprouver et de vous faire souffrir au plus haut point. Il fallait deux âmes qui se faisaient tellement confiance pour accepter ce que chacune ferait subir à l’autre au cours de plusieurs vies. Pour accepter de telles souffrances d’incarnation, il faut vraiment s’aimer très fort. Car oui l’amour triomphe de la haine. Vous allez devoir dépasser votre grande souffrance pour transmuter tout cela. Il fallait un tel pacte entre deux âmes si proches pour être en mesure de sortir grandi de telles épreuves de vie. Vous aviez les conditions du Grand Pardon en vous deux bien avant de commencer le jeu des tortures physiques et émotionnelles de vie en vie. Tout était prévu avant ce cycle pour vous assurer d’en sortir indemne mais surtout grandit.

Crédit illustration : Artiste inconnu – Image centrale : Vierge Marie dessinée par le soldat allemand Kurt Reuber en 1942 à Stalingrad
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10 Réponses

  1. Fontaine

    Bonjour Samuel, j’ai un problème. Je ne suis pas sûr de ce que mon Ange gardien Yeialel me dit. Il me dit que j’avais une ancêtre extraterrestre (si tu connais la série Docteur Who, si j’ai bien compris, elle serait la fille du docteur). Mon ancêtre a parlé à ma place une fois en tremblant de la voix, c’est normal ?

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    • Samuel

      Bonjour Fontaine, je pense que chaque œuvre littéraire ou cinématographique fantastique puise son origine dans une intuition des auteurs. L’intuition est la faculté de se relier à la connaissance universelle de toute chose. Ensuite, le mental et l’égo s’en emparent et modifient l’information. S’y ajoute notre entendement qui cherche à trouver des points de référence à quelque chose qu’il ne comprend pas. Au final, on peut rapidement s’éloigner de la vérité. Il est en de même pour nous face à un vécu ou une expérience personnelle. Elle constitue une brique déformée. Elle reprendra sa juste forme le moment venu. Il ne faut pas la voir comme intangible et absolue.

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  2. Christian

    Bonjour Samuel

    Merci de prendre le temps de me répondre.
    Je ne rejette en rien les songes… que non.
    Nos vie semblent tous dessinées et j’en revendique de ne plus jamais faire souffrir ou tuer peu importe le pourquoi.
    De mes vies du passées, J’ai fais des choses pas claires. mais aussi de belles choses.
    J’ai même eu la chance de ne visiter et de me parler dans le passé; Dans ma jeunesse j’ai vu mon avenir et j’ai eu cette chance de me voir et me jaser a mes 43 ans, drôle de moment d’ailleurs…
    Je crois même avoir perçu ma fin en ce temps et je me vois 79 ans après …
    J’en remercie mes guides pour ces beaux voyages.
    Dans une vie passé, je devais partir de ma noirceur pour en arriver a la lumière et fusionner. la dernière me semble chaotique. Celle ci je devais partir d’une pureté et me rapprocher de ma noirceur pour ensuite les aligner ensemble. Quand j’essais de voir mon âme et esprit, je perçois cette lumière intense mais elle alterne avec celle des ombres. elle flash quoi !!
    Mon dragon m’avais fait prendre conscience de l’importance de la lumière et de l’ombre. Elles doivent s’unir pour se révéler en leur toute puissance.
    Dans l’es univers, il y a avant les étoiles, les astres noires dans lesquelles sont les résonnances du centre des univers associées. Ces gigantesque boules noires sont aussi puissante et même d’avantage que les étoiles. Elles tiennent en orbite les étoiles et les alignent de façon très discipliné.
    Je sais une chose dans mon développement.
    Je dois avancer plus doucement mais dans une meilleur équilibre que dans mes vies passées.
    Je ne voisas tout. Mon apprentissage se doit d’être harmonieux.
    Je suis aussi à l’affut de conseils qui m’aideraient a mieux avancer.
    Bonne journée très cher Samuel…
    Au plaisir !

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  3. Christian

    Bonjour,
    Je n’avais pas remarqué ce bel ouvrage de ton cru ! En 2007, mon gardien m’a fait sentir et voir que je pouvais ressentir la vie de celui que je voulais car leur vie était imprégnée dans le temps, dans la grande bibliothèque.
    Je m’amusais sans trop abuser à tenter de ressentir la vie des gens célèbres tel Nostradamus, Michelangelo, De Vinci…
    À ma grande surprise, je ressentais leur vie mais sans vraiment voir derrière ce ressenti. Pourtant, j’en ressentais tellement que je m’en faisais presque une image…
    En 2010, j’ai fais la connaissance d’une personne avec qui il y a eu des échanges de formes et de temps dans nos regards. C’était très troublant quand cela c’est produit. J’avais déjà entendu cela auparavant, mais je n’en croyais rien.
    Une autre claque sur le nez, forcé de me rendre compte que mes croyances étaient encore omniprésentes et fermées à d’autres éventualités.
    Pour ce qui est de ton DON pour trouver les incarnations des gens autres que toi et ta famille, qu’en fais-tu ?
    Pour ma part, mon dragon m’avait emmené dans une maison en bois, avec un foyer au centre du salon, où j’avais un chien. Je n’ai pas aimé me voir tuer mon chien… sans que je sache vraiment le pourquoi. Mais une chose était sûr, jamais on ne me referait refaire ça! Jamais. Cette semaine, j’ai refait ce rêve-songe. J’en pleurais tellement dans ce songe… En me réveillant, je n’étais pas en larme mais plutôt en rogne contre moi.
    J’ai vu mes vies antérieures, soit dans les regards, soit en songes…
    Réunis, je ne semble pas me réincarner aussi souvent que toi.
    Ma dernière remonterait à 850 ans approximativement.
    Est-ce normal ? Ou bien j’étais un arbre qui a bien vieilli lol !!!
    Je reprends là où j’avais laissé il y a presque 7 ans.
    En espérant reprendre aussi là où j’étais…
    J’admire ton travail.
    Sans relâche, transmute tes limites, sans peur….

    Répondre
    • Samuel

      Bonjour Christian,
      Je ne fais rien de mes dons car je travaille à ne plus être dans le vouloir et le contrôle. Je travaille à changer ma structure interne, émotionnelle, vibratoire, égotique. Je fais de la place pour être dans l’accueil. Si en croisant une personne, je me connecte à l’une de ses vies passées, c’est que cela doit m’être utile, et non pas pour répondre ni à ma curiosité ni à la sienne. Et habituellement, ce n’est pas instantanée, cela vient plutôt dans les jours suivants.
      Je ne pense pas que tu aies mis 850 ans à te réincarner. Pour moi, ce sont de très lointaines vies qui sont revenues à la surface en premier…
      Pour ton rêve-songe, ne refuse pas la mise en situation avec ton chien. Nos guides nous projettent dans une matrice holographique afin de nous montrer (par le meurtre, la colère ou autre) quelque chose qui n’est pas guéri en soi. Ils grossissent ce que l’on refuse de voir en soi. Vois cela comme une bénédiction au contraire, c’est que tes guides te chérissent au plus haut point.
      Pour les pleurs, attend mon article sur les Kumaras pour les comprendre 🙂

      Répondre
  4. Virginie

    Bonjour Samuel,
    Merci pour ton travail très éclairant.
    Aussi, connais-tu le livre « Par l’esprit du soleil » de A.Givaudan et D.Meurois?
    Il y a un chapitre, le 5ème, qui s’intitule Guérir la Mémoire. A travers un enseignement précieux, il explique l’importance de reconnaître nos mémoires et pourquoi le faire…
    Virginie

    Répondre
  5. Cécile

    Merci beaucoup pour cette synthèse limpide sur les résolutions karmiques… C’est passionnant.
    Je n’ai pas accès à toutes mes vies parallèles de cette façon là, avec autant d’acuité dans les histoires vécues et les liens qui en découlent, mais ça sonne si juste. Ceci dit, mon expérience de récupération de bouts d’âmes me fait témoigner d’une nuance : les vies parallèles ne sont, de mon expérience, antérieures qu’au sein de notre ligne temporelle actuelle, mais elles se vivent toutes en même temps sur le plan de notre âme, et s’influencent les unes les autres pour ce qui n’est pas encore résolu du moins… ce que montre effectivement aussi le secret du Zohar. Et aussi, on est incarné dans plusieurs corps en même temps pour travailler des choses différentes. J’en suis là pour l’instant. Bon chemin à toi et merci.
    Cécile

    Répondre
    • Samuel

      Il me fut donné un exemple concret me démontrant qu’une vie antérieure sur sa ligne temporelle peut-être « complétée », disons qu’il est possible de se reconnecter avec son soi de l’époque et que l’histoire ne change pas mais qu’il est possible d’écrire un chapitre supplémentaire. Les vies sont antérieures sur l’Échelle Temps mais qu’elles existent aussi en même temps donc qu’il est possible d’écrire un autre chapitre. Cet exemple ne m’appartient pas mais vient de l’un de mes meilleurs amis, d’où mon questionnement d’en faire un article pour expliquer cela.

      Répondre
      • Cécile

        Effectivement ça m’intéresse d’avoir d’autres échos de ces cheminements de prises de conscience.
        Pour moi, les vies parallèles qui sont les plus présentes sont celles qui ont duré très (très) longtemps et se sont inscrites en gravure dans mon âme, et les plus récentes parce que fraîches. Les résonances les plus fortes sont aussi avec celles qui se vivent en même temps ici mais dans un autre corps. Toutes les autres vies ne me laissent de résonance que par rapport aux souffrances, aux types de mort, aux blessures physiques, à tout ce qui demande encore à être résolu. Je n’accède pas aux détails de ces vies. Quand je m’attèle à résoudre ce qui se présente à moi, notamment lors de la présentation de résonances entre vies parallèles, et que je parviens à le transmuter, alors une parcelle d’âme, celle de cette vie parallèle qui s’est présentée, rejoint mon âme qui s’aligne davantage, se ré-axe, et prend une certaine densité supplémentaire. Mais je ne fais pas le lien concrètement entre telle lignée de travail et telle autre pour l’instant. Ce que je sais c’est que je me suis incarné(e) sans interruption aucune et en plusieurs corps en même temps depuis… ouh lala. 🙂
        Donc encore merci pour ce travail clarifiant que tu écris avec des mots justes et beaux.

  6. Stéphane M.

    Cher Samuel,

    Merci de nous livrer ton expérience de la mécanique karmique aux multiples facettes éclairant une résolution finale par l’Amour et la pleine libération de l’être !

    Tes exemples ont résonné avec deux nouvelles fantastiques que j’ai écrites ; l’une dans une tranchée durant la guerre de 14-18 et l’autre dans un goulag (influencée par l’univers des Frères Karamazov du génial Dostoïevski !). Mes premiers récits étaient très axés sur l’enfermement et la guerre, pas de hasard 😁!

    Pour conclure, je recommande aussi le film Le secret du Zohar (The Zohar secret) qui met en images une succession étourdissante d’incarnations…

    Merci à Toi et tes Guides pour vos contributions à l’éveil de vos lecteurs !

    Que la force soit en Nous !

    Stéphane

    Ps : Me revient à l’esprit la chanson de Goldman, né en 17 à Leidenstadt.

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