Les dragons portent en haute estime la qualité de l’honnêteté. Ces êtres cherchent perpétuellement à se transcender pour s’élever vers des plans vibratoires de plus en plus subtils, où la transparence de leur être s’affine continuellement selon ma compréhension. La transparence est, entre autres, la résultante du niveau d’honnêteté sur soi envers soi-même et autrui.

Les dragons se distinguent notamment par leur grande agilité pour monter ou descendre les niveaux vibratoires jusqu’à atteindre le nôtre particulièrement dense et opaque. Dans la grande diversité de la famille des dragons, il n’y a plus de représentants dans un corps de matière de troisième dimension (notre niveau vibratoire), certains se présentent à nous par les dimensions immédiatement contigües et plus subtiles que notre plan de matière. Ces dimensions subtiles, invisibles, sont imbriquées avec celle de notre plan physique constituant notre quotidien. Bien qu’autour de nous, nous ne les voyons pas habituellement, des enfants d’avant l’âge de 10 ans dessinent les dragons qu’ils affirment, eux, voir dans nos jardins et autres lieux. Il m’a été donné de voir certains de leurs dessins. Ils ont déjà une capacité de perception allant au-delà de notre plan de matière. Si je les « entends » et si je les « ressens » au travers de mon corps, je ne les « vois » pas encore à l’exception de projections dans mon esprit. Si je ne suis pas naturellement « équipé » comme ces enfants, je crois possible d’induire en moi les fondations pour développer cette capacité.

J’ai découvert par l’expérience que la voie de communication avec les dragons est la voie intérieure qui ne s’offre qu’à l’ouverture de notre Cœur. Recevoir de mes guides des exercices pour ouvrir mon Cœur m’est indispensable pour aller toujours plus loin.

Le travail extérieur ou périphérique

L’âme lance un appel sans fin à ce que notre conscience incarnée retrouve le chemin vers elle. La porte séparant notre âme de sa fraction incarnée est au niveau du Cœur. Un travail personnel est nécessaire pour dépasser les limitations qui sont nôtres, notamment celle d’un cœur fermé et celle d’une fréquence vibratoire personnelle au niveau de l’environnement physique qui nous a vus naître, c’est-à-dire bien bas.

Ouverture du Cœur et élévation de son niveau vibratoire se confondent, à juste titre puisque la première engendre la seconde, mais à tort aussi car la seconde occulte trop souvent la nécessité de la première.

Les écrits traitant de méthodes pour élever ou élargir sa fréquence vibratoire sont documentés allègrement. Ils décrivent les bonnes pratiques à suivre, l’hygiène alimentaire à adopter, la nature et les animaux à réintégrer dans son environnement, le pouvoir de l’intention à appliquer etc. Le travail extérieur ou périphérique regroupe tous les gestes posés dans notre quotidien qui tendent vers ces objectifs. Toutes ces méthodes ne sont pas futiles mais insuffisantes car elles cachent l’importance d’ouvrir son Cœur.

Elles ont pour point commun l’action de notre mental, sans respecter notre être qui n’est pas toujours prêt. Ce travail est extérieur à soi, en périphérie de son être. Puisque celui-ci n’est pas souvent aligné avec la volonté du mental, ce travail extérieur se définit par les recettes que l’on s’évertue à suivre telle une routine ascétique. Il en résulte un abandon progressif de ces bonnes résolutions et la reprise insidieuse de notre ancienne routine à la même fréquence vibratoire que celle des individus qui nous entourent.

L’alignement des aspirations de notre être avec la volonté collaboratrice et constructive du mental pour élever sa fréquence vibratoire, n’est possible que par un travail intérieur. Le travail intérieur amène plus naturellement l’adoption de choix extérieurs comme une aversion pour la viande, un besoin de se ressourcer dans la nature, la diminution de l’utilisation de technologies mortes (TV, cellulaire…) etc.

Le travail intérieur

Le travail intérieur vise à briser nos peurs profondes, véritables verrous à notre élévation de fréquence. Ces verrous sont ceux qui cadenassent le Cœur. Ils ne sont pas simplement posés par le cadre social qui nous entoure, par l’éducation reçue. Ils ont été forgés au fil de nos incarnations terrestres sous la chape d’un égrégore collectif visant à cristalliser la peur la plus viscérale possible. Il s’agit de la peur de nous-mêmes. C’est en la comprenant que j’ai pu me rendre compte à quel point j’avais toujours eu peur de me voir tel que je suis au quotidien.

Exercice : Pratiquer la confidence à soi

Les premiers exercices d’ouverture du Cœur, s’ouvrir à l’inclusion de tous, activer sa petite voix intérieure, relâcher et nettoyer ses émotions, s’inscrivent dans un processus dont l’enjeu est de pénétrer profondément dans son être. Pour ouvrir son Cœur et descendre dans cette fréquence qui unifie son être, il faut également apprendre à se voir. Ne plus se mentir à soi-même, ne plus se fuir, conduit à l’apprentissage de l’authenticité. Être authentique, c’est être toujours un peu plus honnête et transparent, à l’image de ce que les dragons attendent d’eux-mêmes et de leurs dragonniers.

L’exercice consiste donc à s’accorder en fin de journée un instant de silence et de retrait. On réfléchit à toutes les situations vécues dans la journée. On regarde les états émotionnels par lesquels on est passé. On les nomme, sans filtre. L’idéal est de prendre un cahier et de remplir une page par soir de nos auto-observations.

■ On met des mots sur nos états émotionnels, « je me sentais léger ce matin », « j’étais en colère pour », « j’étais noué », « je m’agaçais de ce que je percevais comme des jérémiades de sa part », « je n’étais pas motivé », « j’ai cédé à la tentation », « je voulais me faire plaisir en achetant ceci », « je l’ai remis à sa place ».

■ On liste ce que notre personnalité a exprimé et laissé paraître, « j’ai fait des traits d’humour ironique qui dévalorisait telle personne ou telle situation », « j’ai été médisant », « j’ai pris le temps de l’écouter », « j’ai proposé mon aide », « j’ai saboté telle chose », « j’ai utilisé des mots méchants », « j’ai juré/sacré à plusieurs reprises », « je lui ai montré de la jalousie », « je l’ai ignoré volontairement ».

■ On liste ce que l’on a dégagé visuellement, « j’ai fui son regard », « mon visage était tendu », « j’ai été brusque dans mes gestes », « je marchais d’un pas précipité », « j’ai trépigné (shaké) de la jambe », « je me suis rongé les ongles », « j’ai ri de bon cœur», « je lui ai fait un clin d’œil complice » ou encore « j’ai fait le clown pour faire rire ».

■ Il faut inclure les jugements que l’on se porte, toutes ces formules qui témoignent de notre peur de soi, telles que « c’est plus fort que moi », « je suis comme ça, je n’y peux rien », « il fallait que je me respecte, que je m’affirme », « je n’arrive pas à changer », « je n’ai pas le courage de », « ma timidité est trop forte ». On liste toutes les autojustifications ressenties dans la journée.

■ Il faut inclure toutes les déresponsabilisations que l’on a ressenti, telles que « il est allé trop loin », « il fallait que je klaxonne car il a forcé le passage avec sa voiture », « les gens m’ont rendu nerveux dans le métro », « il n’a pas encore fait son travail correctement, j’étais tendu en essayant de combler le retard et de corriger ses erreurs », « je ne lui ai pas souri car il est vraiment antipathique », « mes parents étaient pareils », « on m’a éduqué comme ça », « on ne m’a jamais beaucoup témoigné d’amour ». On liste toutes les déresponsabilisations vécues dans la journée.

■ Il est essentiel d’équilibrer en nombre égal les observations positives et négatives. Elles n’ont pas à être d’une même valeur apparente. Si on a passé une journée exécrable, on peut équilibrer avec des choses aussi simple que « j’ai remarqué les arbres en fleur quand j’étais assis dans le bus », « j’ai souri à la personne qui m’a tenu la porte », « j’ai été patient et je n’ai pas dit à mon enfant de se dépêcher une fois de plus », « je n’ai pas mangé en jouant avec mon cellulaire pour être plus à l’écoute des autres convives ou pour être conscient de ce que je mangeais ».

C’est un exercice plus efficace que ne le laisse croire son apparente simplicité. Le pratiquer quotidiennement avec régularité est difficile. Nous sommes tous aux prises avec notre personnalité humaine qui procrastine ou qui joue sur la fatigue de fin de journée pour s’opposer à l’arrivée de toute nouvelle routine.

Pratiquer la confidence à soi amène à développer la qualité de la vigilance. Cela rentre dans le processus large d’auto-observation vis-à-vis de ce qui nous habite, de ce que l’on induit comme formes pensées, de ce que revêt notre personnalité. Certes, l’exercice de relâcher et nettoyer ses émotions est un exercice qui vient après celui-ci. Il n’est pas encore temps ici de transcender l’égo et la personnalité, mais simplement de pratiquer la confidence à soi.

Parlons-nous à nous-mêmes comme à un ami à qui l’on dit tout.

Notre âme ne conçoit pas le bien ou le mal. Profitons-en pour tout lui dire, même l’inavouable. C’est ainsi que l’on plonge au plus profond de soi, que l’on se reconnait avec ses qualités et ses défauts.

Un adage dit que le simple fait d’observer le futur le change, je crois qu’il en est de même avec le simple fait de s’observer soi-même. Les dragons de notre planète ont été à la même école que nous, ils sont passés par les mêmes étapes. Ils nous montrent comment faire. Les dragons nous attendent à l’étape d’après si l’on est prêt à travailler pour les y rejoindre.

Crédit illustration : inconnu

Par Samuel sous www.leretourdesdragons.com

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3 Réponses

  1. Amélie

    🙂 j’adore le choix de tes proverbes, toujours bien placés là où il le faut dans le cheminement de tes articles…!
    merci dragonnier

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  2. Jeremy

    Bonsoir Samuel,

    Cela fait quelques jours que je m’obstine à lire ton blog et les nombreuses informations qui s’y trouvent. J’ai vécu l’ouverture de cœur et d’autres expériences. Ce que je vois en tes récits me font penser à une projection de moi-même si je n’avais pas arrêté de travailler intérieurement.
    Il est vrai que le travail abouti n’est jamais acquis et que l’on peut redescendre à des niveaux plus bas si l’on se concentre uniquement sur le mental.
    Depuis mardi, un événement habituel et troublant me fait encore divaguer l’esprit. Et voilà qu’un soir je retombe dans cette constance de 22h22. J’en connaissais l’explication rudimentaire. Mais voilà que je suis tombé sur ton blog et que mon esprit se penche de lui-même sur la tache de se reconnecter avec moi-même -chose importante qui semble se manifester pour m’aider à résoudre mes conflits intérieurs-.
    Je tiens a te remercier d’écrire et de partager tes expériences. Elles me permettent de recentrer l’égo à sa place, afin de ne pas me décentrer et repartir à bon point.
    Je t’encourage et te félicite d’avoir le courage de montrer aux autres ces écrits, qui, donnent eux-mêmes du courage.
    Amicalement.

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    • Samuel

      Merci pour ce beau commentaire. Je redescends aussi à des niveaux plus bas mais je ne crois pas que je perds mes acquis. J’ai aussi besoin de souffler, besoin de revenir à la base car cela me permet de redécouvrir tout ce qu’il me reste à faire intérieurement. Si mes écrits donnent du courage, j’en puise dans les écrits d’autres 🙂

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